Les équipes de recherche à direction pharmaceutique



EA 4271 - Immunovirologie et polymorphisme génétique


Directeur B-M. IMBERT   EA4271

Notre laboratoire de recherche est une équipe labellisée Equipe d'Accueil (EA4271) en co-tutelle avec l'Université de Nantes et l'Etablissement Français du Sang (EFS).

 L'activité de notre équipe de recherche est axée sur l'immunovirologie dans le contexte de la greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques et d'organes. Nous étudions les mécanismes de compatibilité immunitaire axés sur les récepteurs de type NK (Natural Killer), en prenant en compte le polymorphisme de l'hôte et celui des virus de la famille des herpesvirus, et plus spécifiquement le cytomégalovirus (CMV), HHV-6 et BK virus, virus persistants qui constituent des complications majeures dans ce contexte thérapeutique d'immunodépression. Depuis 2011, notre équipe a intégré le département des Maladies infectieuses et participe au projet régional ARMINA Alliance sur la Recherche des Maladies Infectieuses Nantes-Angers.

Nous sommes associés au labEx Transplantex porté par l'Université de Strasbourg. L'équipe EFS est certifiée ISO 9001 version 2008

 

- Axe 1 de recherche : Infections virales opportunistes (Herpesviridae, Polyomaviridae) et immunité post-greffe.

Responsables d'axe : Pr Imbert-Marcille, Dr Céline Bressollette-Bodin

 

Les suites des allogreffes de cellules souches hématopoïétiques ou d'organes solides sont marquées par un risque important de complications infectieuses, conséquence directe des traitements immunosuppresseurs administrés pour prévenir la réaction allogénique (GvH, rejet du greffon). Les plus fréquentes sont dues à des virus à ADN persistants, notamment les membres des familles Herpesviridae et Polyomaviridae. L'axe 1 vis à mieux comprendre certains aspects de l'immunité cellulaire post-allogreffe et leurs rôles au cours des infections à Herpesvirus Humain de type 6, à Cytomégalovirus humain, et à virus BK.

 

- Axe 2 de recherche: Mécanismes de compatibilité immunitaire en greffe allogénique ciblés sur les récepteurs NK

Responsable d'axe : Christelle Retière

La greffe de CSH repose sur la compatibilité entre donneur et receveur pour des marqueurs tissulaires impliqués dans la reconnaissance du soi et du non soi par le système immunitaire, et appelés molécules HLA (Human Leukocyte Antigen). Leur polymorphisme génétique élevé explique la difficulté à trouver un donneur compatible. Outre les lymphocytes T, les HLA sont reconnues par les cellules NK (Natural killer), effecteurs immunitaires qui interviennent précocement lors de la reconstitution hématopoïétique. Elles expriment à leur surface des récepteurs KIR (Killer Immunoglobulin-like receptor) qui discriminent les molécules HLA du soi et du non soi et interviennent dans l'effet anti-leucémique, antiviral et la prise de greffe. Ils sont aussi polymorphes et leur rôle bénéfique dans la greffe de CSH a été bien établi. Le second axe de recherche, développé par l'équipe située à l'EFS, se focalise sur la compréhension des mécanismes de compatibilité immunitaire dans le contexte des greffes allogéniques en ciblant plus particulièrement les récepteurs NK, suivant 3 axes :

- l'étude des interactions entre les molécules HLA et les KIR ;

- l'étude clinique du répertoire NK KIR en greffes de CSH ;

- l'étude du rôle des cellules NK KIR dans le contrôle des infections virales.

Ces travaux devraient permettre de mieux identifier les combinaisons génétiques HLA/KIR entre donneur et receveur afin de favoriser la prise de greffe, en apportant les effets bénéfiques anti-leucémique et antiviral. A terme, la sélection des donneurs sur la base du typage HLA mais également KIR permettrait d'optimiser cette approche médicale. Enfin, l'utilisation de cellules NK KIR caractérisées peut être envisagée à visée thérapeutique.

 

- Axe 3 de recherche: Réponse immunovirologique au cours des traitements antirétroviraux

Responsable d'axe: Pr François Raffi

Cet axe concerne des travaux en recherche clinique qui visent à améliorer les stratégies d'administration des antirétroviraux. Il s'agit le plus souvent d'études multicentriques qui se déroulent dans le cadre de l'ANRS.


Personnels : 23 dont 4 de l'UFR de Pharmacie : V Ferré (PUPH), BM Imbert-Marcille (PUPH), Cécile Peltier (technicienne), Céline Lhomelet (secrétariat)


Sur la période 2010-2014

Nombre de thèses  : 5 thèses soutenues, 4 thèses en cours (2 soutenues fin 2014)

Nombre de publications : 71 dont  21 pour les enseignants-chercheurs de l'UFR de Pharmacie